Histoire

En 1789, PARIGNY était paroisse en Beaujolais, archiprêtré de Roanne, élection de Villefranche, province de Lyonnais. Son territoire, comprenant le hameau du Coteau-en-Beaujolais, était traversé par le « grand chemin royal de Paris à Lyon » devenu successivement « route impériale n°7 » puis « route nationale n° 7 ».

Passer d’une rive à l’autre de la Loire, entre Roanne et Parigny, fut longtemps difficile par suite de l’absence de pont.

Ce n’est qu’en 1626 que commencèrent les travaux du premier pont de bois : emporté par des crues en 1641, réparé en 1643, il fut totalement détruit fin 1657, reconstruit en 1675, il disparut au cours de la crue de 1681 ! Jusqu’en 1750, un bac à traille assura seul le passage. A cette date, un double pont, toujours en bois, fut exécuté : le premier reliait la ville de Roanne à l’Isle, enjambant la Loire qui coulait alors au bas du port de Roanne, près de la chapelle Saint-Nicolas (datant de 1630) ; le second partant de l’Isle rejoignait Le Coteau en franchissant un bras secondaire du fleuve (où l’eau ne passait qu’en temps de crue).

Fin 1790, une nouvelle inondation enlève tout. Un pont de pierre est alors mis en chantier en 1792, sur la partie allant de l’Isle au Coteau. Du fait des circonstances, les travaux furent très lents. Napoléon, passant à Roanne en 1814, pour se rendre à l’Ile d’Elbe, s’étonna auprès du maire François POPULLE : « L’argent n’a pourtant pas manqué » lui dit-il. « Sire, c’est vrai, lui fut-il répondu, mais les sangsues étaient en grand nombre ! ».

L’actuel « pont du Coteau » (qui est cependant entièrement sur le territoire de Roanne) fut finalement livré à la circulation après quarante deux ans de travaux, en mai 1834.

Mais, pendant des siècles, la vie des habitants de la paroisse de PARIGNY demeurant sur Le Coteau-en-Beaujolais, et les roannais « en l’Isle de Roanne » ou même « sur le Coteau en l’Isle de Roanne » fut intimement mêlée.

Le 13 décembre 1836, Le Coteau était érigé en paroisse distincte de celle de Roanne. On s’acheminait ainsi vers l’indépendance municipale, ce qui fut consacré par la signature du roi LOUIS-PHILIPPE, le 9 juillet 1845, d’un décret stipulant que « la section du Coteau est distraite de la commune de Parigny… et érigée en commune distincte ».

Désormais l’histoire des deux communes était séparée.